Données économiques de la région Auvergne-Rhône-Alpes

Mise à jour : 18 décembre 2015

Avec un Produit Intérieur Brut (PIB) de près de 240 milliards d’euros, Auvergne-Rhône-Alpes est la seconde région économique française, après l’Ile-de-France (8ème région européenne). Cette grande région représente ainsi 11,4% de la richesse nationale et son PIB, comparable à celui du Danemark, est supérieur à celui de l’Irlande, du Portugal, de la Finlande et de la Grèce. Au total Auvergne-Rhône-Alpes regroupe plus de 3.3 millions d’emplois, dont 86,5% sont des emplois salariés. La nouvelle région représente ainsi 12% des emplois français et connaît un chômage légèrement inférieur à la moyenne nationale avec 11,2% de chômage chez les 15 à 64 ans en 2012, contre 13,2% en France.

Entreprises et emplois : un tissu important petites entreprises

La région Auvergne-Rhône-Alpes, qui représente 12% de la population active française, héberge 12% des entreprises et 12% des salariés en France. Elle accueille ainsi plus de 770 000 entreprises et se distingue légèrement de la moyenne nationale avec un tissu de petites entreprises dense, notamment en Auvergne.

Bien que la région compte 400 grandes entreprises et 2 900 entreprises de taille intermédiaire (ETI), Auvergne-Rhône-Alpes reste marquée par une forte présence des sociétés de moins de 250 salariés. Ces dernières représentent 99% des entreprises du territoire. Si cette multiplicité de petites entreprises assure le maillage de notre territoire, la moitié des 2 millions de salariés du secteur privé de la région est cependant employée par les plus grandes entreprises. En d’autres termes, les ETI et les grandes entreprises, représentant moins de 1% des entreprises de la région, emploient 50% des salariés. Les petites entreprises (micro-entreprises et PME) emploient quant à elles 20% et 30% des salariés de la région, soit plus que l’échelon national (respectivement 19% et 27%).

La taille moyenne d’une entreprise de la nouvelle région est de 14 salariés et équivalent à la moyenne nationale. Ce chiffre se compare favorablement aux situations espagnoles et italiennes mais se révèle bien loin des chiffres allemands et suisses (35 personnes) ou encore britanniques (21 personnes).

Enfin, Il est également intéressant de souligner que les micro- entreprises sont sur-représentées dans les zones touristiques, les PME dans les zones de tradition industrielle, les ETI dans le couloir du Rhône et de la Saône et à proximité de la Suisse, et les grandes entreprises dans les grandes agglomérations. Quant au plus gros employeur de la région, il s’agit de Michelin, dont le siège est basé à Clermont-Ferrand, avec plus de 4000 salariés.

Un paysage industriel fort et varié

La région Auvergne-Rhône-Alpes est marquée par une identité industrielle forte. 2e région de France en termes d’emplois (3 300 000 emplois), elle est la première en termes d’emplois industriels (500 000, soit 15 % de l’emploi industriel français). Les activités industrielles couvrent un panel d’activités large et équilibré avec de nombreuses filières et une démographie d’entreprises qui exprime la puissance des grands groupes et identifie un ensemble performant de PMEPetites et moyennes entreprises et ETI, plus nombreuses qu’au niveau national.

L’industrie de la région Auvergne-Rhône-Alpes se structure ainsi autour de huit grands secteurs d’activité :

  • La fabrication de machines et équipements, secteur d’activité le plus représenté en Auvergne-Rhône-Alpes et localisé principalement dans l’est de la région ;
  • La fabrication de produits métalliques (sauf machines et équipements), qui pèse près de 3 % de l’emploi régional, est présente sur l’ensemble du territoire ;
  • La fabrication de produits en caoutchouc et en plastique, qui représente 50 000 emplois, dont 9 000 à Clermont-Ferrand (liés notamment à la multinationale Michelin) ;
  • La fabrication de produits électriques et électroniques est tout particulièrement présentedans l’agglomération de Grenoble qui s’en est fait une spécialité, avec deux sociétés emblématiques : STMicroelectronics et Schneider Electric ;
  • L’industrie chimique pèse moins de 1 % de l’emploi total, mais elle est nettement surreprésentée dans la région et concentrée sur quelques sites dans la vallée du Rhône ;
  • L’industrie pharmaceutique constitue également un secteur industriel clé de la région. Particulièrement concentré, il est dominé par les sociétés Sanofi Pasteur et Sanofi Chimie qui emploient à elles deux plus de 5 000 salariés, soit un tiers de l’emploi du secteur ;
  • L’industrie agroalimentaire pèse 1,5 % de l’emploi régional, contre 1.8% pour la moyenne métropolitaine. Elle est principalement constituée de petites unités de production éparpillées sur l’ensemble du territoire ;
  • La fabrication de textiles, qui occupe seulement 0,8 % de l’emploi régional mais figure historiquement parmi les spécificités sectorielles les plus marquées de la région. Malgré un déclin engagé dans les années 1970, l’industrie textile résiste à la désindustrialisation grâce à une reconversion industrielle dans le textile de luxe et technique.

L’industrie du numérique, non manufacturière, est quant à elle de plus en plus vitale pour l’ensemble des secteurs économiques auxquels elle apporte des solutions digitales adaptées à la haute-technologie et à l’innovation. En Auvergne-Rhône-Alpes est né début juillet 2015 le plus grand cluster numérique de France en nombre d’adhérents, grâce à la fusion des clusters Numélink (Saint-Etienne) et RhoneAlley (Drôme-Ardèche).

Economie agricole : une production diversifiée

La région se caractérise par la grande diversité de ses productions agricoles même si l’élevage, et notamment bovin, reste prépondérant et occupe la majorité des terres. Auvergne-Rhône-Alpes compte ainsi 62 700 exploitations agricoles installées sur plus de 2.9 millions d’hectares. La région est également un gros producteur de fruits puisque 20% des exploitations fruitières françaises se situent sur le territoire.

Le secteur agricole, qui emploie 80 000 personnes, soit 2.5% de l’emploi régional, s’appuie également sur la proximité d’industries agro-alimentaires dont il contribue au développement. Ces industries, qui emploient plus de 41 000 personnes, sont principalement tournées vers la transformation de la viande, la fabrication de produits laitiers et la fabrication de boissons.

Partager :