Dossiers : La prévention des feux de forêts

Mise à jour : 15 avril 2016

La prévention des incendies de forêts en Corse

La politique régionale de prévention des incendies : le PPFENI

La Corse est considérée comme un massif forestier unique.

En conséquence, l’intégralité du territoire de la Corse est soumis à un risque élevé d’incendie.

Le PPFENI (Plan de protection des forêts et des espaces naturels contre les incendies) cadre la politique générale régionale de prévention des incendies et identifie les priorités d’intervention locales. Récemment révisé, il couvre la période 2013-2022.

Les principaux acteurs de la prévention

La prévention est l’affaire de tous puisque, chacun de nous, par ses comportements, par le respect des textes en vigueur (sur le débroussaillement notamment) a dans ce domaine un rôle important à jouer.

Parmi les collectivités, les communes et leurs maires ont une responsabilité "de terrain" très importante, de par leur connaissance du territoire et donc des risques. Les conseillers départementaux (avec les forestiers-sapeurs) et les services départementaux d’incendie et de secours sont également au premier rang de l’action. En Corse, ils mettent en œuvre des moyens très importants au service de la prévention. La Collectivité territoriale de Corse s’engage également dans cette action au service de la protection du territoire (au travers notamment de l’Office de l’environnement de la Corse - OEC).

L’Etat, enfin, joue un rôle de coordination majeur et plusieurs de ses services y consacrent une part importante de leur activité : Direction régionale de l’alimentation, de l’agriculture et de la forêt (DRAAFdirection régionale de l'alimentation de l'agriculture et de la forêt), les Directions départementales des territoires et de la mer (DDTMDirection départementale des territoires de la mer). Les techniciens de l’Office national des forêts (ONFOffice national des forêts) et de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONFCS) apportent, dans cette action, leurs compétences et leurs moyens.

Le plan de prévention 2006 - 2012

Bien qu’en nette diminution, le nombre de départs de feux en Corse reste encore élevé en regard du reste de la zone « Sud Méditerranée » française.

Le bilan de la période 2006-2012 a notamment permis de constater une quasi disparition des feux de décharge et la réduction des feux pastoraux. Les causes liées à l’imprudence humaine (travaux en milieu rural non maîtrisés, loisirs…) deviennent dès lors prépondérants.

Si la surface brûlée est en nette régression depuis 2003, le risque d’incendie reste élevé sur l’île. Le couvert ligneux est quasi-continu et des épisodes climatiques plus imprévisibles sont attendus. Bien qu’une très faible minorité évolue en grands feux, les incendies dévastateurs de 2003, 2009 et d’octobre 2014 ont marqué les esprits.

La révision PPFENI 2006 - 2012 a été l’objet d’un exercice de concertation important.

Pour l’avenir, le comité de suivi régional a souhaité
 poursuivre les orientations prises en 2006,
 simplifier le plan pour le rendre plus accessible aux décideurs des collectivités, prenant ainsi acte de l’importance de la responsabilité des maires et/ou présidents des intercommunalités (lorsqu’elles ont choisi de prendre la compétence protection contre l’incendie).

Le Plan de prévention 2013 – 2022

 Les obligations du code forestier

Les axes 1 et 2 de ce nouveau PPFENI, visent, comme le précédent plan, l’un, à réduire le nombre de départs de feux, l’autre à limiter les surfaces parcourues et leurs conséquences.

 La volonté d’accompagner les décideurs

S’adressant plus directement aux élus, l’axe 3 propose de : « comprendre, communiquer et organiser ».

Les élus locaux sont doublement au cœur du dispositif, les maires étant responsables du respect du débroussaillement légal ainsi que de l’équipement de leur territoire.

Il est projeté une meilleure interaction entre décideurs, opérationnels et chercheurs (y compris au niveau interdépartemental, qui reste l’échelle d’intervention privilégiée), tout en visant à mieux faire intégrer la culture du risque incendie par la société civile.

 La communication

Pour limiter les imprudences (pénétration dans le milieu naturel, jet de mégots, allumage de feux, etc.), la sensibilisation au risque incendie envers le grand public reste incontournable.

La bonne application des obligations du débroussaillement légal par les résidents, la formation des professionnels seront également privilégiées.

Plus d’information sur le site : www.prevention-incendie-foret.com

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