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Grenelle des violences conjugales : mobilisation dans le Grand Est

Mise à jour : 04 septembre 2019

Marlène Schiappa, secrétaire d’État chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations, a sollicité l’ensemble des préfets pour l’organisation d’un Grenelle des violences conjugales.

Le Grenelle, ouvert le 3 septembre par Édouard Philippe, Premier ministre, vise à organiser, au niveau national et dans chaque département, des rencontres de travail avec les acteurs locaux confrontés sur le terrain à la prise en charge des femmes victimes de violences. L’objectif est de faire émerger des recommandations concrètes qui permettront d’améliorer les dispositifs existants ou de créer de nouveaux mécanismes de prévention et de lutte contre les violences conjugales.

Les dix départements du Grand Est sont pleinement mobilisés localement pour ce Grenelle.

Chaque préfet a organisé, selon les modalités les plus opportunes sur son territoire, des temps d’échanges et de concertation avec l’ensemble des acteurs locaux œuvrant à la prise en charge des femmes victimes de violences (forces de l’ordre, magistrats, avocats, professionnels de santé, associations, élus, etc.) : réunions des instances dédiées (comités locaux d’aide aux victimes ou  commissions départementales d’action contre les violences faites aux femmes), ateliers, groupes de travail ou encore opérations de sensibilisation seront programmés jusqu’au mois de novembre dans l’ensemble de la région.
 
 Ces échanges permettront de dresser un état des lieux du parcours de la victime en intégrant aussi bien l’accueil et la prise en charge des victimes de violences que les places d’hébergement pour une mise à l’abri ou encore la prise en charge des auteurs de violences pour diminuer les risques de récidives.
 
 En complément de ces échanges avec les réseaux de partenaires, la délégation régionale aux droits des femmes et à l’égalité propose à tout citoyen qui le souhaite de faire part de ses propositions à l’adresse électronique suivante : drdfe@grand-est.gouv.fr

Rappels des dispositifs permettant de signaler des violences

Le 3919 est le numéro national d’écoute téléphonique et d’orientation destiné aux femmes victimes de violences sexistes, à leur entourage et aux professionnels. L’appel est anonyme et gratuit 7 jours sur 7, de 9 h à 22 h du lundi au vendredi et de 9 h à 18 h les samedi, dimanche et jours fériés.
 
 Le 3919 assure un premier accueil pour les femmes victimes de violences. Il propose une écoute, une information et, en fonction des demandes, une orientation adaptée vers les associations nationales ou locales partenaires les plus à même d’apporter une aide. Il ne s’agit pas d’un numéro d’urgence : en cas de danger immédiat, il convient d'appeler la police, la gendarmerie ou les pompiers en composant le 17, le 112 ou le 18. 120 000 euros supplémentaires ont été alloués au 3919 afin d’atteindre l’objectif de 100 % d’appels répondus.

Depuis le mois d’octobre 2018, une plateforme de signalement en ligne , disponible 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, a été mise en place pour permettre aux victimes et aux témoins d’échanger directement avec des policiers et des gendarmes afin de faciliter le dépôt de plainte.
 
 L’accès à cette plateforme, gérée par le ministère de l’Intérieur, est gratuit et sans obligation de déclarer son identité. Seul le lieu de résidence est renseigné afin que les victimes soient orientées vers la police ou la gendarmerie. Il permet d’entretenir une discussion interactive instantanée et individualisée avec un policier ou un gendarme spécifiquement formé à la prise en charge des victimes de violences sexuelles et sexistes.