La coopération franco-britannique

Mise à jour : 26 novembre 2015

Séminaire Franco-britannique des 25 et 26 novrembre 2015

La région Hauts-de-France présente une frontière maritime avec la Grande-Bretagne, constituant le principal lien entre le Royaume-Uni et l’Europe continentale.

Grâce à sa situation géographique exceptionnelle, la région est naturellement tournée vers l’international, et particulièrement vers la Grande-Bretagne avec laquelle elle partage une frontière maritime de 230 km.

Si, au niveau national, le Royaume-Uni accueille la 1ère communauté française établie hors de France (devant la Belgique), les flux de voyageurs et de marchandises de notre territoire régional sont également très marqués par les relations franco-britanniques.

Ainsi, chaque année, 30 millions de voyageurs partent de notre région pour se rendre au Royaume-Uni, par la mer, le Channel ou le tunnel sous la Manche. En outre, les britanniques représentent la 1ère nationalité des touristes venus dans les Hauts-de-France en 2014 : près d’un million (934 000) de nuitées ont été effectuées par des britanniques, devant les belges qui représentent moins de 500 000 nuitées (430 000). De plus, le port de Calais constitue le 1er port d’Europe continentale pour les échanges avec la Grande-Bretagne.

La coopération institutionnelle entre les services de l’Etat en Hauts-de-France et leurs homologues outre Manche se traduit sous deux formes :

  • une coopération bilatérale sur certains domaines spécifiques tels que :
    • la santé (accord conclu en 2016 entre le Centre hospitalier de Calais et le National Health Service pour faciliter les démarches de soins des ressortissants britanniques présents dans notre région)
    • ou la coopération policière (Initiative conjointe signée en 2004 par le Préfet du Pas-de-Calais et le Chief Constable de la police du Kent et portant sur l’échange de renseignements dans le contrôle des flux de personnes et de biens).

Brexit

Dans le contexte du Brexit, le gouvernement britannique s’est engagé à garantir les contreparties nationales aux financements européens pour tous les projets des fonds structurels et d'investissement, y compris ceux des programmes Interreg. Ces financements sont garantis jusqu’au terme des projets concernés, y compris si leur durée de vie se poursuit après la date officielle de sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne.

Les négociations actuelles sur les modalités de sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne (UE) doivent se poursuivre jusqu’à fin 2018, avec l’objectif de trouver un accord permettant au pays de quitter l’UE fin mars 2019. Un délai supplémentaire est possible avec l’accord unanime des 27 autres Etats-membres de l’UE.