Actualité

Cérémonie du 11 novembre

Mise à jour : 11 novembre 2017

Le samedi 11 novembre 2017, Michel Cadot, préfet de la région d’Île-de-France, préfet de Paris assiste à la commémoration de l’armistice du  11 novembre à l’Arc de triomphe.

11 novembre, un jour de commémoration

Pour commémorer l'anniversaire de l'armistice de 1918, la journée du 11 novembre fut instituée par la loi du 24 octobre 1922 "journée nationale pour la commémoration de la Victoire et de la paix".
La loi du 28 février 2012 élargit la portée à l'ensemble des morts pour la France. C'est donc la reconnaissance du pays tout entier à l'égard de l'ensemble des Morts pour la France tombés pendant et depuis la Grande Guerre qui s'exprime, particulièrement envers les derniers d'entre eux, notamment en opérations extérieures.
La commémoration de l'armistice du 11 novembre est l'une des journées nationales instituées par des textes législatifs et réglementaires. Jour d'hommage et de recueillement, elle donne lieu chaque année à des cérémonies commémoratives devant les monuments aux morts des communes de France.

Le 11 novembre 1918

Signé le 11 novembre 1918 près de Rethondes, l'armistice mit un terme à la Première Guerre mondiale qui fit plus d'un million de morts et presque six fois plus de blessés et de mutilés parmi les troupes françaises. Malgré l’étendue des destructions, le soulagement fut immense et la joie s’empara de chaque commune. Le 11 novembre 1920, la dépouille d'un Soldat Inconnu, choisie par Auguste Thin, jeune caporal du 132ème régiment, dans la Citadelle de Verdun, fut inhumée sous l’Arc de Triomphe à Paris où la flamme est ravivée tous les soirs par le Comité de la flamme et des représentants d’associations.

Le bleuet de France, la fleur du souvenir français

L’histoire de la création du Bleuet de France débute, au sortir de la Première Guerre mondiale, à l’Institution Nationale des Invalides.
Aux origines du Bleuet de France, Charlotte Malleterre et Suzanne Leenhardt, toutes deux infirmières au sein de l’Institution nationale des Invalides, qui souhaitaient venir en aide aux mutilés de la Première Guerre en créant dès 1925 un atelier pour les pensionnaires des Invalides dans lequel ils confectionnaient des fleurs de  Bleuet en tissu pour  reprendre goût à la vie et subvenir en partie à leurs besoins par la vente de ces fleurs.
 
Bientôt cette initiative se développe et prend une dimension nationale : la Nation veut témoigner de sa reconnaissance et venir en aide à ces hommes qui ont sacrifié leur jeunesse à défendre la France.
 
C’est pourquoi, il est décidé à l’occasion du 11 novembre 1934, de vendre, pour la première fois, les fleurs de bleuet fabriquées par les anciens combattants sur la voie publique dans la capitale : 128 000 fleurs seront vendues !
Dès 1935, l’État décide de la vente officielle du Bleuet chaque 11 novembre partout en France. Après la seconde Guerre mondiale, en 1957, l’Etat décide de créer un deuxième jour de collecte chaque 8 mai.
Héritier d'une tradition de soutien aux victimes des conflits du XXe siècle, le Bleuet est aujourd'hui une manière de préparer un avenir solidaire pour tous.

Plusieurs hypothèses expliquent les raisons du choix du bleuet pour incarner le symbole national du Souvenir :

  • ce serait un héritage des tranchées, un souvenir de ces jeunes nouveaux soldats arrivés dans leurs uniformes bleu horizon et baptisés « bleuets » par leurs aînés Poilus ;
  • une fleur des champs dans le chaos des hommes puisque le bleuet, malgré l’horreur des tranchées a continué de pousser sur les champs de bataille,
  • en hommage au bleu, couleur de la Nation, première couleur du drapeau tricolore.

Partager :