Données économiques

Mise à jour : 09 décembre 2015

La région Nouvelle-Aquitaine compte 12 départements, 4503 communes et 5,9 millions d’habitants soit 8,9% de la population française.

Un territoire vaste… mais de faible densité

Avec une superficie de 84 100 km², elle couvre 15,5% du territoire national, soit la région la plus vaste de France. Sa densité n’est cependant que de 70 habitants au km², pour une densité moyenne en France métropolitaine de 116 habitants au km². Cette densité moyenne ne rend néanmoins pas compte des fortes disparités de population entre les départements (147 habitants / km² en Gironde, 22 habitants / km² dans la Creuse par exemple).

La population se répartit ainsi autour de grands pôles, au premier rang desquels Bordeaux, dont l’aire urbaine est le lieu de résidence d’un habitant sur cinq, ainsi que des grands axes de communication.

La région est attractive… mais vieillissante

La croissance démographique de la grande région est positive (0,77% de croissance annuelle moyenne entre 2006 et 2011). Parmi les départements les plus attractifs figurent les départements littoraux : Landes (1.3%), la Gironde (1%) et la Charente-Maritime (1%).

La région est attractive à l’échelle métropolitaine : le solde migratoire résidentiel avec les nouvelles régions est positif pour onze sur douze d’entre elles, l’exception étant Midi-Pyrénées-Languedoc-Roussillon.

Les arrivées concernent principalement les jeunes trentenaires et les jeunes retraités : les pics de migrations entre 2003 et 2008 concernent ainsi les individus de 35 ans et de 60 ans, avec une surreprésentation parmi les premiers des cadres, proportionnellement deux fois plus nombreux que pour le reste de la population.

Les projections démographiques font apparaître une progression d’un million d’habitants supplémentaires entre 2012 et 2040, soit un taux de croissance démographique (16,2%) supérieur à celui du reste de la France métropolitaine (11,6%) et de province (12,6%).

La région est cependant vieillissante. En 2011, le ratio des moins de 30 ans / plus de 60 ans est de 1,19 alors que la moyenne nationale (France métropolitaine) est de 1,56 ; seul le département de la Gironde se situe au-dessus de ces ratios (1,59), suivi de la Vienne (1,46).

Économie

Avec 157,7 milliards d’euros, la région Nouvelle-Aquitaine se place en deuxième région de province (après Auvergne-Rhône-Alpes) en termes de production de richesse en 2012. (source : INSEE).

La croissance depuis 2008 y est plus forte que la moyenne nationale hors Ile de France (+0,9 % contre +0,3 % respectivement), et le taux de chômage est moindre (+2,3 % contre +2,4 % respectivement).

Néanmoins, le PIB par habitant est inférieur à celui de la France de province (27 060 euros contre 27 698 euros respectivement en 2012). Ce niveau peut s’expliquer par un moindre poids des secteurs à forte valeur ajoutée dans la valeur ajoutée : économie davantage présentielle que productive, avec une forte composante de la branche agricole en recomposition, niveau d’emploi public important.

Une économie présentielle

La région se caractérise par une économie présentielle au sens de l’INSEE, grâce à une forte croissance démographique, plus élevée qu’en province (+1,4 % en Nouvelle-Aquitaine contre 1,3 % en province).

Selon une typologie utilisée par l’INSEE, trois sphères d’activités peuvent être distinguées : la sphère des activités productives (essentiellement l’agriculture, l’industrie, le secteur de l’énergie, les services aux entreprises, le transport de marchandises, le commerce de gros), la sphère de l’économie résidentielle (les services aux particuliers, la construction, la santé, l’action sociale, le commerce de détail, les activités financières et le transport aux voyageurs), et la sphère publique (emplois relevant des trois fonctions publiques). La sphère résidentielle, liée à la notion de proximité, repose sur les dépenses des populations résidentes et celles des personnes de passage.

Le ratio d’emploi salarié résidentiel / productif en 2011 est ainsi de 1,43 en Nouvelle-Aquitaine alors qu’il n’est que de 1,33 en France métropolitaine.

Un emploi public prégnant

L’emploi public est également prépondérant en Nouvelle-Aquitaine : le ratio des postes dans les trois fonctions publiques rapporté au total des potes de travail salariés est de 24,8 (23,7 en France métropolitaine). Les départements où se concentre l’emploi public sont la Creuse (35,1%), la Haute-Vienne (32,2%) et la Vienne (31,3%) ; ceux où il est le moins développé sont les Pyrénées-Atlantiques (22,5%) et les Deux-Sèvres (23,4%).

Appareil productif

En 2011, la région Nouvelle-Aquitaine compte 2 millions d’emplois au total, dont 41,3% dans le secteur du commerce, des transports et services divers, 33% d’emploi public (administration, enseignement, santé et action sociale), 12,6% dans l’industrie, 7,7% dans la construction, 5,5% dans les secteurs de l’agriculture, sylviculture et pêche.

  • Tertiaire marchand : la plus forte productivité

Le secteur tertiaire est prépondérant, avec près de 75% de l’emploi total et de la valeur ajoutée en 2012, et 2/3 des établissements. Le tertiaire marchand produit la moitié de la valeur ajoutée de la région et représente 43 % de l’emploi. La croissance (+0,9 % en moyenne entre 2008 et 2012) de ce secteur repose sur le dynamisme du commerce, les activités scientifiques et techniques, l’hébergement et la restauration, les activités financières et d’assurance (+4,5 % par an entre 2008 et 2012 ; +2 % entre 1990-2007).

L’industrie contribue moins que dans la France de province à la valeur ajoutée en 2012 (14 % ou 16% respectivement) ; la crise a causé un net repli de la construction depuis 2008 (-3,2 % par an dans la région, contre -2,8 % en province).

L’appareil industriel se concentre surtout sur la fabrication de matériel de transport ; en particulier dans les aires urbaines des grandes villes (Turbomeca, Astrium SAS, EADS Sogerma, Alstom Transport SA). La filière bois-industrie de papier-imprimerie est présente sur tout le territoire (Condat, Gascogne Paper, International Paper) ; les équipements électriques sont surtout présents dans le nord (Legrand France, SAFT, ECE).

  • La première région agricole de France

La région Nouvelle-Aquitaine est la première région agricole d’Europe avec 11 milliards d’euros en valeur de production annuelle en 2012, devant la Bavière et l’Andalousie. L’agriculture occupe 50% du territoire, et est d’une grande diversité de productions (viticulture, grandes cultures, élevage, productions fruitières).

La filière agricole est importante pour l’économie régionale et l’emploi : 83 100 exploitations sont recensées dans la région, et génèrent l’équivalent de 130 000 emplois à temps complet ; le secteur représente 4,1% de la valeur ajoutée totale et 5,5% de l’emploi total (contre 2,6% et 3,2% respectivement en province). L’agroalimentaire se positionne au 3ème rang de la France entière, l’industrie emploi 49 000 salariés et génère un chiffre d’affaires de 28 milliards d’euros dont 7,2 milliards à l’export.
Néanmoins, l’agriculture dépend des aides publiques de l’UE (1,2 milliards d’aides directes / premier pilier et plus de 210 millions d’euros de soutien annuels au développement rural / second pilier) et sa productivité demeure la plus faible de l’appareil productif.

La filière bois constitue une spécificité de la région, qui dispose du plus vaste massif forestier de la France métropolitaine, constitué de pins maritimes, feuillus divers, douglas et épicéas. Le massif couvre 34% du territoire, soit 2,8 millions d’hectares ; la production représente chaque année près de 10 millions de m3 de bois. La filière emploie plus de 55 000 salariés et génère un revenu de 9,7 milliards euros ; les scieries fournissent plus de 2 millions de m3 de bois par an, soit plus du quart de la production française.

Développement humain et enjeux sociaux

Les indicateurs socio-économiques font apparaître une situation contrastée en Nouvelle-Aquitaine. Le revenu fiscal médian varie de manière importante ; néanmoins, la situation consolidée montre que près de 58% des ménages sont imposés (61% en France métropolitaine, 58,7% hors Ide-de-France).

Le taux de chômage dans la grande région est de 9,6% (9,9% en France métropolitaine) au troisième trimestre 2014 ; cette situation est cependant contrastée entre celui de la Dordogne (10,8%) et les Deux-Sèvres (7,7%). La grande région compte, en 2012, 2 290 000 emplois, un chiffre qui stagne depuis 2007.

La médiane du revenu fiscal déclaré par unité de consommation de 18 677 euros (19 218 euros pour la France métropolitaine, 18 737 euros hors Ile-de-France) ; dont 57,5% de salaires et traitement et 29,5% de pensions, retraites et rentes (24,8% en France métropolitaine et 26,7% hors Ile-de-France). Le taux de pauvreté, de 14%, se situe dans la moyenne nationale (14,3% pour la France métropolitaine). 47 pour 1000 habitants âgés de 15 à 64 ans sont bénéficiaires du RSARevenu de solidarité active en 2012, dans la moyenne nationale (les valeurs minimales en France métropolitaine variant de 34,3 en Bretagne à 69,4 dans le Nord Pas de Calais/Picardie).

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