Histoire

Mise à jour : 14 décembre 2015

Blasons de Bourgogne et de Franche_Comté

Le premier royaume portant le nom de « Bourgogne », regnum Burgundiae, est habité par les Burgondes, venus de la région du Léman et alliés de Rome. Au Ve siècle, la Burgondie, intégrée au royaume des Francs, s’étend sur un espace considérable qui comprend ce qui deviendra le duché de Bourgogne, le comté de Bourgogne ainsi qu’une partie transjurane (Helvétie) et une partie cisjurane (royaume d’Arles).

Après la disparition de Charlemagne en 814 et le traité de Verdun en 843, deux entités politiques distinctes apparaissent de part et d’autre de la Saône : la « Basse Bourgogne », à l’origine du Duché de Bourgogne, et la « Haute Bourgogne », futur Comté de Bourgogne ou Franche-Comté. En 1032, le Comté de Bourgogne est rattaché au Saint Empire Romain Germanique. Pendant près d’un millénaire, les deux Bourgogne seront tiraillées entre l’Empire des Francs – puis de France – et l’Empire germanique, tantôt réunies, tantôt séparées au gré des héritages, des alliances et des conquêtes.

Réunies au XIVe siècle par la première Maison de Bourgogne puis par les quatre grands ducs de la Maison de Valois-Bourgogne (Philippe le Hardi, Jean Sans Peur, Philippe III de Bourgogne dit Philippe le Bon et Charles le Téméraire), les deux Bourgogne sont à nouveau séparées à la fin du XVe siècle. En effet, en 1477, après la mort de Charles le Téméraire, le roi de France Louis XI annexe le duché qui devient domaine royal français tandis que le comté sera rendu à la maison d’Autriche par le traité de Senlis en 1493 ; la province dépendra des Habsbourg germaniques puis espagnols jusqu’en 1635, soit pendant 142 ans.

En 1678, la Franche-Comté est annexée au Royaume de France après sa conquête en 1678 par les troupes de Louis XIV. Le duché de Bourgogne et la Franche-Comté forment alors deux provinces distinctes avec leurs propres capitales, respectivement Dijon et Besançon.

Si la majeure partie de son territoire se rattache à ces deux anciennes provinces, la région comprend aussi l'essentiel du Nivernais (correspondant à peu près à l’actuel département de la Nièvre), une partie de la Champagne (la partie nord du département de l'Yonne), une partie de l'Orléanais (la partie sud-ouest de l'Yonne), la partie de l'Alsace restée française après 1871 (le Territoire de Belfort), ainsi qu'une infime partie de l'Île-de-France (la partie nord-ouest de l'Yonne).

Lors de la création des régions comme établissements publics en 1972 puis comme collectivités locales en 1982, Bourgogne et Franche-Comté forment deux régions séparées.

Le 14 avril 2014, les présidents des régions Bourgogne et Franche-Comté, respectivement François Patriat et Marie-Guite Dufay, annoncent, lors d'une conférence de presse, vouloir rapprocher leurs deux régions suite aux déclarations du Premier ministre Manuel Valls qui souhaite simplifier le découpage administratif français.

Dans le cadre de l'Acte III de la décentralisation, la fusion des deux régions est adoptée le 16 janvier 2015 et devient effective le 1er janvier 2016.

Pour aller plus loin : Jean-Claude DUVERGET, Franche-Comté Bourgogne, Chronique d’une fusion décidée depuis 160 ans, éditions du Sékoya, septembre 2013.

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